Témoignages

Madame H. 53 ans


Il y a un an et demi, avant de vous rencontrer, j'avais beaucoup de difficultés à retenir mes urines lors d'efforts ou de toux. Je vivais cette situation depuis de nombreuses années mais le phénomène s'aggravait. J'avais, du coup, une très mauvaise image de moi, de quelqu'un d'âgé, presque incontinente, avec une crainte d'odeurs lors des fuites, le fond du slip souvent humide, les culottes à changer. C'en était fini des robes et des jupes, des pantalons beiges ou gris, uniquement noir, lorsque c'est humide, ça se voit moins. Impossible de courir, de danser

A qui en parler ? Mon conjoint, bien qu'à l'écoute, semblait démuni. Les copines ne paraissaient pas concernées par ce problème, alors difficile d'aborder le sujet. La gynéco consciente de mes difficultés, m'avait prescrit des séances de kiné.

Ce que j'ai fait. À 4 reprises : après chaque accouchement, puis, plus récemment (il y a 10 ans !). Ces séances n'ont rien changé. 

Et puis, j'ai fait votre connaissance...
La première consultation avec vous a été extraordinaire, enfin quelqu'un qui comprenait ce que je ressentais, qui posait les bonnes questions sur mon quotidien, mon mode de vie, mes consommations de liquides (eh oui, ça paraît idiot mais jamais personne ne m'avait dit que je buvais beaucoup à certains moments de la journée !) avec une capacité d'écoute hors du commun comme si vous viviez avec moi, comme si vous compreniez à l'intérieur de moi (physiquement et mentalement), plus que de l'empathie , une faculté de compréhension et une écoute exceptionnelle.

Enfin, quelqu'un qui prenait du temps de m'écouter, de m'expliquer ce qui m'arrivait, d'expliquer l'anatomie humaine notamment sur cette zone que "l'éducation judéo-chrétienne" zappe comme si elle n'existait pas.

Cette consultation a alors permis d'installer une relation de confiance  et d'enchainer sur les séances de rééducation appliquée, toujours accompagnées d'échanges sur mon ressenti et mes progrès.

Cette rééducation demande une réelle implication de soi, on ne peut pas la subir. Il est nécessaire d'être un acteur motivé. Les progrès, d'abord subjectifs (ce sont les plus importants) donnent envie de poursuivre. Le retour des fuites (les jours de fatigue, notamment) peuvent laisser penser qu'il vaut mieux laisser tomber la rééducation et se faire opérer.
Le fait de vous rencontrer souvent et très régulièrement m'a permis de mettre en place des mécanismes réflexes et de conserver des acquis.
Je sais aujourd'hui que si je n'entretiens pas cette rééducation, j'aurais de nouveau des fuites (avec l'avantage de contrôler bien plus rapidement qu'auparavant).
Je sais aussi qu'avec l'arrivée de la ménopause, j'entrerai dans une période plus difficile mais je suis presque sûre que je suis prête car cette rééducation ne s'arrête jamais. Le périnée est un muscle, alors il faut le faire travailler comme les autres muscles. 

Merci Élise pour tout ce que vous m'avez apporté, cette ouverture d'esprit qui fait que je ne me suis pas sentie jugée. Ma vie a changé car je n'ai plus cette image négative de mes faiblesses.